IMPRESSION D'UN STAGIAIRE


Je me suis rendu au Kirghizstan du 21 Juillet au 21 Août afin d’y effectuer un stage au sein de
l’AFKE pour exactement un mois.

Concernant mon ‘retour’ sur le pays, je dirai d’une approche générale que ce pays d’Asie
centrale possède beaucoup de dynamiques ; qu’elles soient géographiques, sociétales,
historiques…Ma curiosité m’a poussé à m’intéresser à ce pays tout au long de mon stage.

Pour la durée où je suis resté à Bichkek, capitale du pays, j’ai été hébergé quelques nuits chez
l’habitant, 3 semaines dans un appartement, pour enfin passé mes dernières nuits en auberge de
jeunesse.

Malgré une première impression que laissent paraître les Kirghizes, dont les préjugés
poussent à la méfiance, leur accueil et leur hospitalité est à l’image de leur gentillesse. Il n’est pas
rare de se faire inviter pour un thé lors de rencontre avec les locaux. Une pause thé qui se finit en
repas avec la famille, dont on est l’invité numéro 1.

Les paysages correspondent à une région sèche, montagneuse, parsemée de steppes arides.
Avec le grand lac Issyk-Koul, le paysage du pays fait partie, selon moi, des panoramas les plus
impressionnants du continent. C’est ainsi que le Kirghizstan, et l’Asie centrale à plus grande échelle,
reste très apprécié des touristes à la recherche de paysage grandiose. J’ai rencontré beaucoup
d’étrangers, de toutes générations confondues, qui, partis d’Europe pour la plupart, entreprenaient
un voyage à vélo afin de rejoindre la Chine par la frontière kirghize. C’est l’un des points que je
retiendrai le plus du pays : comme dans le passé avec la légendaire route de la soie, le Kirghizstan
reste un carrefour de civilisation où le multiculturalisme est le mot d’ordre. On retrouve ce paysage
de culture tant bien dans les spécialités culinaires que dans les différentes pratiques sociales.

Concernant mon stage, j’ai participé en tant que volontaire aux divers projets soutenus par
l’association. Du projet de tris des déchets en passant par la préservation du plus grand parc public
de la capitale, l’association ne cesse d’entreprendre des projets à vocation éco-touristique. Les
projets restent tributaire des démarches administratives du pays, qu’elles soient de haute
responsabilités (organisation d’une journée de ramassage de déchets) ou d’ordre plus basique (prise
de rendez-vous avec les différents acteurs). L’instabilité politico-économique du pays se retrouve à
plus petite échelle dans les différentes strates de la société. Cette instabilité reste l’un des freins
important à la réalisation des projets menés par l’AFKE. C’est du moins l’aperçu que je ressors suite à
ma période de volontariat.

D’une manière générale, le stage s’est très bien déroulé (malgré quelques problèmes
informatiques qui font encore défaut à la réalisation de ma carte du parc…). De par cette période
passée au sein d’une association qui m’a beaucoup appris autant sur le plan personnel que
professionnel, dans ce pays qui me laisse un souvenir poignant et positif avec une population et des
paysages attachants, ma détermination à poursuivre dans la voie du tourisme durable n’est que
renforcée.

Merci à l’association de m’avoir donné cette opportunité, merci à Meerim et à Philippe pour
ce mois de complicité.

A bientôt

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